L'assertivité: un mode relationnel au service de l'efficacité et du bien-être au travail

L'assertivité: un mode relationnel au service de l'efficacité et du bien-être au travail

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 GRAINES D’INSPIRATION ET D’ACTION 

 

L’assertivité : un mode relationnel au service de l’efficacité et du bien-être au travail

 

L’assertivité est cette capacité à savoir se positionner dans ses relations pour se respecter tout en respectant les autres : oser exprimer ses avis, opinions, exprimer des critiques constructives, savoir formuler des besoins et demandes, savoir poser ses limites, apprendre à donner des signes de reconnaissance.

Je vais partager avec vous les différents bénéfices à adopter ce mode relationnel dans les équipes.

Des relations respectueuses et saines :

L’assertivité offre des outils de communication pour exprimer ce que l’on pense et ressent tout en respectant les autres.

Point de vigilance, dans les organisations on entend souvent ce terme : la bienveillance.

Je me rends compte que ce mot, souvent érigé en valeur, est plus souvent source de blocage que d’expression. « Non, ne lui dis pas, on a dit d’être bienveillant ».

L’intention de l’assertivité est de rendre possible le fait de se dire ce qui frotte, pique, dérange dans la relation ou le travail, tout en respectant l’autre.

Un outil au service de la prévention des conflits, de l’agressivité :

Très souvent, ne sachant et n’osant pas exprimer les choses, les personnes attendent la dernière limite pour se manifester, se laissent déborder par leurs émotions, générant un conflit, voire de l’agressivité. Être assertif c’est apprendre à être en conscience de ce que je vis, de mes limites, pour oser dire avant que le conflit ou l’agressivité ne se déclare et avoir les mots pour le signifier.

L’assertivité nous apprend à oser dire ce qui ne convient pas, tout en respectant les autres.

Un climat de confiance grâce à des collaborateurs, des managers authentiques:

Lorsque j’échange avec une personne assertive, je peux être bousculée car elle exprime réellement ce qu’elle pense et ressent et en même temps, je sais que je peux compter sur elle. Je sais que si elle est d’accord, c’est un « vrai » accord, que si l’on prend une décision en réunion, elle va exprimer sa véritable opinion, que si elle perçoit un obstacle, une difficulté, elle va le partager.

Je peux me reposer sur mes collaborateurs. Ils ne vont pas dire « oui » devant moi et « non » derrière. Ils ne vont pas acquiescer à tout ce que je dis pour, une fois la réunion terminée, se tourner vers la DRH ou les syndicats pour monter la révolte !

Une ambiance empreinte d’énergie constructive et non de plaintes :

Les plaintes, la victimisation, l’accusation sont différentes manières de ne pas prendre ses responsabilités.

L’assertivité encourage les personnes à prendre leur responsabilité, à identifier dans les différentes situations ce dont elles ont besoin, à l’exprimer auprès des interlocuteurs qui ont un pouvoir pour faire changer la situation, à être force de proposition.

Ex. : « J’en ai marre, mes collègues viennent dans mon bureau bavarder. » La personne assertive va oser exprimer son besoin de silence pour travailler.

Ex. : Une collaboratrice est démotivée, sa nouvelle mission ne l’intéresse pas. Elle se plaint aux autres, elle se victimise, « ça tombe toujours sur moi. » La personne assertive va aller voir son manager afin de lui exprimer ce qu’elle vit et être force de proposition.

Ex. : Après la réunion de travail, un collègue se plaint auprès d’autres collègues. « On n’a jamais notre mot à dire, c’est le chef qui décide dans les réunions. » La personne assertive va oser exprimer son besoin de prise en compte et d’expression en réunion.

Des décisions « comprises » :

Un responsable est conscient qu’un de ses collaborateurs travaille moins que les autres mais son agressivité le met mal à l’aise, il choisit de ne rien dire. Lors de l’entretien annuel, n’en pouvant plus, il le sanctionne. Le collaborateur ne comprend pas la décision, aucune alerte n’a été signifiée dans l’année. Si le responsable avait exprimé à son collaborateur son manque de travail dans l’année, fondé sur des faits, la non-atteinte des objectifs, le collaborateur aurait compris la sanction (sans forcément l’accepter : ce n’est parce que l’on comprend que l’on accepte).

Moins de stress, d’absentéisme :

Les non-dits sont souvent présents dans les relations. Les frustrations, les besoins sont gardés secrets pendant des mois, voire des années et sont sources de tensions, de mal-être se formalisant par du mal-être, des symptômes physiques : maux de dos, de tête, eczéma… (l’existence de maladies psychosomatiques n’est plus à démontrer) et parfois d’absentéisme.

Être assertif(ve) permet de lever les non-dits pour se respecter tout en respectant les autres.

Des collaborateurs plus motivés :

Les collaborateurs se sentent reconnus, ils sont écoutés, leurs avis et opinions sont pris en compte. Je précise « pris en compte », mais ils ne sont pas toujours mis en œuvre. Ce n’est pas parce que je vais m’exprimer que tout va être acté !

Quand un collaborateur sera démotivé, il osera l’exprimer et le supérieur entamera un dialogue constructif pour comprendre les facteurs de démotivation et réfléchir avec son collaborateur à ce qu’il est possible de transformer et ce qui ne l’est pas.

Réflexion # Action :

  • Vivez-vous des relations assertives dans votre équipe, au travail ?
  • Quel premier pas pourriez-vous faire pour oser être assertif ? avec quelle personne ? pour signifier quoi ?

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Sylvie Grivel
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